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Plus précisément, la malformation d’Arnold Chiari se caractérise par une position anormale de la partie constituée par la réunion du bulbe et de la moelle épinière ainsi que du cervelet. Cette zone normalement située au-dessus du trou occipital se déplace jusqu’à la hauteur de la troisième vertèbre cervicale, c’est-à-dire sur une distance pouvant aller jusqu’à 5 à 8 centimètres. Le trou occipital est le trou situé à l’arrière du crâne, à travers lequel chemine la moelle épinière pour aller du bulbe rachidien (situé juste au-dessous du cerveau) jusque dans la colonne vertébrale. Il existe plusieurs formes d’Arnold Chiari "plus ou moins sévères". Pour certains, il y aurait trois types, pour d’autres quatre types de malformations dont deux surtout concernent l’enfant Le type 1 est constitué par une malposition du cervelet, qui est descendu à travers le trou occipital, parfois accompagné par d’autres de structures anatomiques nerveuses, mais pas dans tous les cas (amygdales cérébelleux, méninges, etc.). Parfois, une syringomyélie s’associe à ce type 1. Cette maladie relativement rare se caractérise par la présence dans la moelle épinière (plus particulièrement dans le segment cervical, correspondant à peu près au cou) d’une cavité se formant progressivement dans la substance grise, contenant un liquide pathologique (jaunâtre) et entraînant la destruction progressive des fibres nerveuses spécialisées dans la sensibilité de la peau au chaud, au froid et à la douleur. Enfin peuvent exister, associées à ce type 1, d’autres anomalies de la base du crâne à type de platybasie (crâne dont la base est plate et élargie). Cette variété de malformations d’Arnold Chiari se retrouve plus fréquemment chez l’adolescent et l’adulte jeune. Symptômes Les douleurs à type de céphalées (maux de tête) essentiellement cervicales (du cou), sont les circonstances à travers lesquelles la découverte de cette malformation est faite. Il existe des troubles moteurs (difficulté à effectuer certains mouvements) et sensitifs (de la sensation). Paresthésies (picotements, engourdissement) d’un ou de plusieurs membres Ataxie (difficulté de coordonner les mouvements) traduisant l’atteinte cérébelleuse (du cervelet) Nystagmus (tressautement des yeux, de façon continuelle ou pas) Chez l’enfant, la malformation de type 1 présente rarement des symptômes. Si c’est le cas, ce sont :
Le diagnostic
de la malformation de Arnold Chiari de type I repose sur l’IRM et sur la mesure
du flux de liquide céphalorachidien. Chez les enfants qui ne présentent pas
de symptomatologie (ensemble de symptômes), il n’est pas toujours utile
d’intervenir chirurgicalement, mais l’enfant est mis sous surveillance stricte.
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