Qu'est-ce que le
Spina Bifida ?
Incontinence anale
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TROUBLES
DE LA CONTINENCE FÉCALE CHEZ LES PATIENTS PORTEURS Pierre ARHAN *
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François HAFFNER ** -
J-M PERES ** -
G. DEVROEDE ***
* Laboratoire de Physiologie
digestive et nutritionnelle - CHU de Caen.
Diarrhées et constipation sont les deux aspects de l'incontinence fécale. Cette recherche sponsorisée par l'ASBH montre les similitudes du fonctionnement urinaire et fécale des sphincters Les patients atteints de myéloméningocèle souffrent de troubles d'importance très variable. Tel patient est paraplégique, a des troubles orthopédiques importants qui nécessiteront de nombreuses interventions chirurgicales, sans parler de l'éventualité d'hydrocéphalie, de syringomyélie, de moelle attachée de Syndrome de CHIARI. Tel autre a peu de troubles. Les troubles en rapport avec le le myéloméningocèle sont très variables d'un patient à l'autre. Les dysfonctionnements viscéraux sont fréquents, qu'il s'agisse de troubles de la fonction urinaire dont il faut se préoccuper car il peuvent engager le pronostic vital ou du fonctionnement perturbé de l'intestin terminal qui n'engage pas directement le pronostic vital mais qui peut avoir un retentissement fonctionnel sous la forme de constipation associée ou non à une incontinence, cette dernière ayant un impact social important, en particulier en milieu scolaire ou professionnel.
La démarche médicale, pour ce qui concerne la continence fécale, et d'analyser les éléments qui entrent en jeu dans la genèse des troubles et de proposer le traitement le moins lourd et le plus efficace. Trois éléments anatomiques entrent en jeu pour assurer la continence fécale: le rectum, le sphincter anal fait, comme le rectum, de muscle lisse, dont le fonctionnement est indépendant de la volonté, et le sphincter externe fait de muscles striés fonctionnant chez le sujet normal sous le contrôle de la volonté en synergie avec les autres muscles périnéaux, les releveurs de l'anus. Le sphincter externe entoure le sphincter interne, descend plus bas que ce dernier et monte moins haut.
Depuis plus de soixante ans, la motricité anorectale a été étudiée par les mesures de pression simultanées dans le rectum et le sphincter anal. On profite, d'ailleurs, du fait qu'il y a un décalage en hauteur entre les deux sphincters pour mesurer à la partie inférieure, l'activité du sphincter externe. Ces trois éléments anatomiques, le rectum, le sphincter interne et les sphincter externe, sont en relation fonctionnelle constante par l'action du système nerveux intrinsèque et extrinsèque. L'activité de repos du muscle lisse intestinal est faite de mouvements périodiques spontanés dont la fréquence est différente à chaque niveau : l'estomac se contracte à la fréquence de 3 par minute, le côlon à 1 par minute, le rectum à 4 par minute et le sphincter anal interne à 13 par minute en moyenne, avec une diminution progressive de la fréquence depuis inférieure du sphincter du sphincter jusqu'à sa partie supérieure: ce peut être interprété comme un phénomène "d'auto nettoyage" que refoule en permanence des sérosité qui pourraient s'extérioriser et créer des lésions dermatologies de la région péri anale. Quant au sphincter externe, fait de muscles striés, son activité de repos est faite de petites contractions sporadiques rapides. L'irruption d'un gaz ou de matière fécale dans le rectum déclenche des phénomènes qui peuvent êtres reproduits en effectuant une distension de cette cavité à l'aide d'une sonde terminée par un ballonnet que l'on peut gonfler à des volumes variables. Cette distension du rectum entraîne un relâchement du sphincter interne : c'est le réflexe recto anal inhibiteur. Simultanément se produit une contraction de courte durée du sphincter externe perceptible à la marge anale c'est le le réflexe recto anal contracteur. L'exploration de l'intestin terminal peut se déterminé chez un enfant ou un adulte capable de comprendre les ordres, par l'étude de la sensibilité à la distension rectale (volume seuil sensible, volume de la sensibilisation permanente, volume maximum tolérable) et par l'étude de la contraction volontaire du sphincter anal. Cette investigation peut être complétée par la mesure des temps de transit segmentaires du côlon et par une défécographie qui est une radiographie du profil de l'intestin terminal, préalablement opacifié, dans trois états : le repos, la contraction volontaire de la musculature périnéosphinctérienne et l'élimination de la baryte. [(Lavement baryté) Examen radiologique pendant lequel on introduit un liquide blanc et épais (suspension de baryte) dans le côlon en passant par le tube de l'anus. Cet examen sert à mettre en évidence des signes de colite, polype, etc...] Chez un patient atteint de SPINA BIFIDA, que peut-on constater sur le plan de la fonction ano-rectale ? En ce domaine, il faut toujours être analytique et donc considérer séparément les anomalies motrices possibles du rectum. du sphincter interne et du sphincter externe. Pour ce dernier, un défaut de son fonctionnement se traduit par une abolition de réflexe recto anal contracteur ou par une diminution et une fatigue de la contraction volontaire commandée ou par un absence totale de contraction de la musculature striée qui correspond souvent à une incontinence fécale. Le rectum et le sphincter anal interne qui lui fait immédiat suite, sont fonctionnellement liés. On peut considérer que leur fonctionnement ressemble à celui de la vessie et du col vésical. La fonction ano-rectale pourrait dont être théoriquement perturbée de deux façons. Dans un premier cas schématique, le rectum et le sphincter interne sont déconnectés du système nerveux central ; l'arc réflexe est coupé par lésion de nerf qui assurent normalement la connexion avec le système nerveux central : on peut parler de rectum "périphérique". ARC RÉFLEXE
Autre schéma : l'arc réflexe liant la vessie au système nerveux central : fonctionne, mais des lésions ou dysfonctionnements situés au dessus de l'étage médullaire concerné font que les influences inhibitrices qui normalement descendent sur cet arc réflexe et le modèrent et permanence n'existent plus. La motricité ano-rectale est "Libérée" et devient hyperactive. On peut parler alors de rectum de type "central". Pratiquement, la réalisation n'est pas aussi schématique : chez un patient, l'un ou l'autre des archétypes proposés ci-dessus, peut caractériser séparément le rectum ou le sphincter anal interne.
Quant au sphincter externe, il peut fonctionner normalement ou montrer des signes de dénervation plus ou moins important. Dans une étude qui remonte à quelques année et qui portaient sur 93 enfants porteurs de SPINA BIFIDA, âgés de 15 jours à 16 ans, nous avons montré que parmi les enfants incontinents, 28 avaient des anomalies motrices de la sphère ano-rectale alors que parmi les 12 enfants qui étaient continents, un seul avait des troubles de la motricité ano-rectale. Si l'on mesure la pression que sphincter anal exerce au repos sur un ballonnet, on s'aperçoit qu'elle est plus élevée chez les patients continents que chez les incontinents. Autre donnée : si l'inhibition du sphincter interne par distension rectale qui se traduit par une baisse passagère de la pression qu'il exerce sur un ballonnet est perceptible jusqu'à la marge anale, cela veut dire que sphincter externe qui entoure le sphincter interne n'est pas fonctionnel et ce phénomène est statistiquement lié à l'incontinence. Il peut même prédire chez un nourrisson avant l'âge à la continence fécale. Dans cette étude, on à noté aussi que 61
p.100 des enfants ont un tracé normal et que, dans ce groupe, 63 p.100
des enfants de plus de deux ans sont continents fécaux.
Dans ce groupe 92 p.100 des patients sont
incontinents.
l'usage d'un gel rectal de type Microlax par un stimulation rectale avec
un thermomètre.
Deux grands principes apparaissent comme
fondamentaux : 2) Lutter contre l'incontinence vise idéalement à obtenir un contrôle sphinctérien normal ou proche de la normale. Là encore plusieurs moyens peuvent êtres mis en oeuvre après avoir
été choisis et essayés méthodiquement.
Notre équipe a montré il y a plusieurs
années dans une étude technologique sur la stimulation des muscles
para vertébraux que la force musculaire obtenue par stimulation dépend
essentiellement de cinq paramètres l'amplitude de chaque impulsion
exprimée et extériorisée en intensité (mA) et non pas en volts car
un muscle n'est excitable qu'avec une certaine quantité d'électricité
c'est à dire une intensité multipliée par un temps
Si donc on stimule in sphincter externe
électriquement et qu'on mesure la pression qu'il exerce sur un
ballonnet rempli d'eau, on constate que la pression diminue
progressivement et qu'au bout de quelques minutes le sphincter n'est
plus contracté. Il faut donc, entre chaque train d'impulsion, des
temps de récupération dont la durée peut être égale au moins
au double de la durée du train d'impulsion. Cependant, dans le travail publié sur cette
question, il n'est pas fait mention d'une étude de la fonction
musculaire du gracilis avant l'intervention, ni d'ailleurs de la forme
de courant utilisé pour stimuler le muscle
gricilis. Deux procédés existent : les lavements
antérogrades et les lavements rétrogrades. Tout cela nécessite un protocole précis que
chaque patient, aidé ou non par un membre de son entourage, met au
point dans les moindres détails jusqu'à l'ablation de la sonde et
l'évacuation du contenu intestinal dans la cuvette des toilettes.
L'utilisation de sondes à ballonnet
obturateur en latex est à éviter si le latex n'est pas recouvert de
silicone. En effet des accidents d'allergie au latex tel qu'un collapsus
vasculaire, un tableau d'obstruction bronchique ou un tableau de choc entraînent
parfois la mort, peuvent se produire.
Prise en charge de l'incontinence anale :
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