INTEGRATION DES
PROBLEMES ORTHOPEDIQUES
CHEZ L’ENFANT SPINA BIFIDA
Par le Professeur J. LEFORT (U)
(Conférence
présentée lors de l’Assemblée Générale de l’Association le 8 mai 1982 et
révisé en octobre 2005).
Les problèmes orthopédiques chez l’enfant revêtent une importance
particulière liée à la croissance de l’enfant.
Introduction
A) L’importance des problèmes orthopédiques varie suivant le niveau de
la lésion de la moelle épinière (cervical, dorsal, lombaire, sacré,
queue de cheval).
On peut ainsi très schématiquement distinguer 3 degrés croissants de
handicaps :
1- l’enfant ayant peu de paralysies et qui aura une marche autonome, au
maximum ayant besoin d’un appareillage mineur
2- l’enfant ayant des paralysies importantes, mais compatibles avec une
marche active avec appareillage lourd
3- l’enfant ayant des paralysies complètes ou presque des membres
inférieurs. Une marche avec béquilles et grand appareil est
théoriquement possible.
L’appréciation à la naissance est à ce propos relativement simple. Des
causes d’erreurs existent, mais avec un peu d’expérience on arrive à
analyser les conséquences musculaires et à avoir une idée du potentiel
moteur de l’enfant, et donc du handicap futur de façon approchée.
B) En pratique, cependant, il faut moduler ce schéma
1- Les paralysies ne sont pas symétriques et la notion de niveau
lésionnel est approximative.
2- Les lésions de la moelle épinière de plus ne siègent pas seulement au
niveau de l’anomalie initiale, mais il peut y avoir des atteintes des
cellules nerveuses sus-jacentes qui entraîneront par exemple des défauts
de coordination dans l’utilisation des membres supérieurs, de façon
inconstante et variable.
3- Les paralysies peuvent s’aggraver ultérieurement malgré une opération
initiale correcte. La moelle épinière peut se fixer, s’étirer avec la
croissance.
4- L’anesthésie, c’est à dire les troubles sensitifs superficiels et
profonds, vont compliquer l’évolution (escarre) et le traitement.
5- Pour les paralysies assez importantes nécessitant opérations
chirurgicales et grand appareillage, les capacités de l’enfant et sa
volonté vont jouer. Le rôle du milieu familial est également important à
ce propos.
6- Autre phénomène, bien compréhensible, la lassitude de l’enfant déçu
par des interventions multiples et un appareillage encombrant, qui
préfèrera à terme l’utilisation du fauteuil roulant dans le cas de
paralysies étendues.
7- Dernier point, jouant également un rôle majeur, l’association aux
autres problèmes, notamment urinaire qui complique singulièrement les
choses.
Analyse des paralysies - conséquences
Du fait de la segmentation de la moelle épinière, les paralysies
prédominent toujours sur certains muscles. Ainsi les muscles postérieurs
de la fesse, de la cuisse et de la jambe sont atteints électivement.
Ceci a un aspect positif. Souvent, les muscles fléchisseurs de la hanche
sont actifs, ce qui permet d’amorcer la marche. Le quadriceps, muscle
très important qui étend la jambe sur la cuisse, est souvent également
actif. L’enfant pourra alors avancer après avoir été verticalisé.
Mais il y a
également un aspect négatif. Il n’y a plus d’équilibre entre muscles
agonistes et antagonistes; les attitudes vicieuses apparaissent :
- défaut d’extenseurs de la hanche. Celle-ci reste fléchie
- défaut de fléchisseurs du genou (muscles ischio jambiers)
- défaut de triceps (le pied se relève en talus)
- défaut de muscles péroniers (le pied se rejette en dedans)
Autres aspects
négatifs, encore plus ennuyeux :
- la hanche peut se luxer du fait du déséquilibre musculaire avec
prédominance des muscles internes de la cuisse (adducteurs) et des
muscles fléchisseurs. Cette luxation, bilatérale, va modifier l’attitude
du rachis (hyperlordose), unilatérale va entraîner une asymétrie en
position assise et provoquer également un déséquilibre du rachis ; - les pieds sont souvent déformés et fixés (pied varus équin), ce qui
est peu acceptable pour la marche ; - le rachis, ultérieurement le plus souvent, peut se déformer pour trois
raisons :
.
malformation des vertèbres (spina bifida) .
paralysie des muscles lombaires, asymétriques .
déséquilibre lié au bassin
Possibilités de traitement - principes :
A) Les possibilités de traitement s’améliorent avec le temps
Cependant, on ne peut prétendre qu’à un traitement palliatif. Le
traitement chirurgical s’intègre avec les possibilités de la
kinésithérapie et de l’appareillage.
On peut classer les opérations en 3 principaux types :
1- Correction des attitudes vicieuses :
En incluant les possibilités de traitement non chirurgical
(manipulations, tractions progressives), on peut ainsi :
- réduire une luxation de hanche (traction, libérations musculaire
chirurgicales, opérations de stabilisation sur le fémur ou le bassin);
- réduire une déformation importante et raide du pied (pied varus équin)
par de larges libérations articulaires chirurgicales;
- corriger une attitude vicieuse par de simples sections ou allongements
musculaires et tendineux. Dans ce cas, il faudra tenir compte évidemment
du fait que l’intervention porte sur les muscles actifs.
2- Correction du déséquilibre musculaire :
En transposant des muscles actifs.
- par exemple, au niveau de la hanche, où manquent des extenseurs et des
abducteurs (qui permettent l’écartement de la cuisse), on peut
transposer le muscle psoas-iliaque en dehors sur le fémur (opération de
MUSTARD), ou en dehors et en arrière (opération de SHARRARD).
- au niveau du pied, on peut rééquilibrer en transposant le muscle qui
lève le pied en dedans (jambier antérieur) plus à l’extérieur.
Ce type d’opération a ses avantages et beaucoup d’inconvénients et n’est
plus guère pratiquée sauf pour des indications précises.
3- Correction et fixation d’une mauvaise attitude :
Par des greffes osseuses.
- ainsi au niveau du pied, une bascule en dehors peut être corrigée en
plaçant un greffon osseux entre l’astragale et le calcanéum comme un
étai (opération de GRICE).
- au niveau du rachis peut être pratiquée une greffe vertébrale des
corps vertébraux (greffe antérieure), ou des arcs postérieurs (greffe
postérieure) comportant un matériel spécial de soutien, après correction
maximale de la déformation.
B) Principes
Les indications du traitement doivent tenir compte du cas particulier de
l’enfant et de son âge.
Le raisonnement est basé sur les fonctions de la vie courante,
quotidienne :
- la marche tous terrains et la montée des escaliers
- la marche en terrain plat
- la position verticale
- la position assise
- la position couchée
- également le passage autonome entre les trois positions
Ainsi, une attitude hanches et genoux fléchis est compatible avec la
position assise, mais non avec la position verticale, et est de plus mal
commode pour le sommeil.
Parallèlement, une déformation importante des pieds, pour un enfant qui
marche, entraîne une hyperpression sur une zone localisée de la plante
des pieds, source à terme d’escarres et d’infections très invalidantes.
En ce qui concerne l’âge, nous considérons qu’il est utile pour la
plupart des enfants de les verticaliser, de les mettre debout tôt au
prix d’opérations et d’un appareillage.
L’objectif est de lui permettre de se mettre debout le plus près
possible de l’âge normal. Cela amène souvent à des opérations multiples
et un appareillage d’autant plus encombrant que l’enfant est plus
paralysé, ce qui est évidemment contradictoire, mais difficile à éviter.
Les insuffisances et les inconvénients du traitement
A) Les insuffisances sont multiples
L’expérience montre à l’évidence aussi bien pour le chirurgien
orthopédiste que pour les parents et l’enfant, les insuffisances.
Les corrections chirurgicales au niveau du pied sont souvent difficiles.
Un résultat, même acceptable ou correct, peut se révéler instable.
Une luxation de hanche réduite peut également se déstabiliser, amenant à
un nouvel acte chirurgical.
B) Les inconvénients sont également multiples
Les opérations imposent des hospitalisations itératives, donc une
séparation du milieu familial. Il est certain que beaucoup d’enfants se
lassent avec le temps.
Les suites nécessitent régulièrement une immobilisation qui gêne la vie
quotidienne.
C) La scolarité
La scolarité, si importante, est perturbée dès l’âge de 6-7 ans. Une
petite note particulière à ce propos :
“ la scolarité est plus un problème de société que de médecine. Rien
n’est prévu pour l’enfant qui a des difficultés temporaires de
scolarisation et il existe très peu de possibilités de rattrapage. Et
que dire de l’enfant handicapé moteur pour lequel rien n’a été envisagé,
si ce n’est quelques centres où certains peuvent être bien pris en
charge, éventuellement à titre temporaire. Malgré tout on peut
intervenir le plus possible lors des vacances.”
D) Les soins ainsi proposés sont la plupart du temps très onéreux,
astreignants pour l’enfant et la famille. Ils ne trouveraient une
justification pleine et entière que dans un concept global d’insertion
notamment professionnelle ultérieure, en tenant compte, bien sûr, des
capacités et de la volonté de l’enfant qui sont variables, comme pour
tout autre enfant.
Indications
Compte tenu des difficultés liées à la multiplicité des problèmes, de
l’existence de moyens de traitement palliatifs avec leurs inconvénients,
mais tout de même également leurs avantages, il faut essayer d’organiser
pour chaque enfant un programme cohérent de traitement à partir des
lésions initiales.
A) Première étape : la préparation de la verticalisation
Cette étape sera d’autant plus lourde que l’enfant présente des
déformations et des paralysies importantes, si l’on met à part le cas de
l’enfant complètement paralysé au niveau des membres inférieurs.
Il faudra traiter dès les premiers jours les déformations des pieds
(pied varus équin raide), des hanches, voire des genoux.
Jusqu’à 1 an et demi - 2 ans, pourront se succéder hospitalisations et
opérations.
Ce programme doit être choisi avec soin, pour les nécessités, car, bien
sûr, il perturbe la vie familiale. Ce n’est sûrement pas un problème
facile pour le chirurgien orthopédiste.
Il ne s’agit nullement d’une chirurgie miracle, telle qu’elle est
parfois “représentée à la télévision”; elle doit être soigneuse et
mesurée. Malgré cela, elle n’est pas toujours parfaite et il faut peser
les bénéfices et risques.
L’appareillage est également très important. Puis, l’enfant vers 2-3 ans
en moyenne sera mis progressivement debout et bénéficiera de façon très
substantielle de l’aide du kinésithérapeute.
(Remarque également à ce propos: il est certain que tous les
kinésithérapeutes n’ont pas la même expérience de la prise en charge
d’un enfant spina bifida. On pourrait être ainsi tenté d’orienter vers
ceux qui en ont une bonne habitude. D’une part, cela est souvent
difficile pour les familles parce que les deux parents travaillent ou
qu’ils manquent de moyen de locomotion. L’utilisation de l’ambulance ou
de véhicule sanitaire léger (VSL) n’est pas réellement une solution.
D’autre part, un bon nombre de kinésithérapeutes, dans notre expérience,
parce qu’ils avaient un bon contact et des relations d’amitié, si
importantes, avec l’enfant, ont très bien joué leur rôle de prise en
charge. Avis et conseils sont de plus assez faciles à demander).
L’appareillage pose
de multiples problèmes. Appareillages toujours trop lourds, souvent mal
adaptés, de réalisation lente, dans le cadre de complications
administratives.
Les médecins des
commissions d’appareillage et les médecins conseils des caisses de
sécurité sociale, à la condition d’informations suffisantes - et cela
est souvent mal réalisé, il faut bien le reconnaître - sont désireux
d’améliorer la réalisation et la prise en charge.
B) Deuxième étape :
Les années suivant
le début de la marche, des indications chirurgicales peuvent apparaître :
- parce qu’une hanche se dégrade
- parce qu’un pied se déforme, etc.
Il s’agira
d’indications ponctuelles dans le cadre de la croissance de l’enfant.
C) Troisième étape :
Vers la fin de la
croissance, mais bien souvent auparavant, se posent les difficiles
problèmes des déviations rachidiennes, scoliose surtout, au niveau
lombaire préférentiellement.
Cette scoliose va déséquilibrer le bassin et compromettre aussi bien la
position verticale que la position assise.
Le traitement va combiner appareillage, tractions continues et
opérations de correction-fixation.
La prise en charge est lourde et nécessite des équipes qui ont les
moyens de cette prise en charge.
Autre remarque à ce propos: le chirurgien a aussi bien le rôle de
conseiller que de thérapeute. Il ne faut pas hésiter à discuter, à
expliquer ses éventuelles réticences - je parle pour les familles. Il
est tout à fait important qu’il y ait un climat de confiance, apte au
dialogue. Les problèmes sont difficiles de part et d’autre. Il faut en
parler car les objectifs du médecin, de la famille et de l’enfant sont
en fait les mêmes.
Problèmes “annexes”
Nous retenons, sans
être complet, quatre thèmes :
1- Les fractures
itératives
Parfois, au décours d’immobilisations, surviennent des fractures en
série.
L’immobilisation provoque en fait une déminéralisation du squelette,
fragilisant l’os. Une fracture amène à une nouvelle immobilisation et au
déplâtrage une nouvelle fracture peut survenir.
C’est sûrement très ennuyeux, mais heureusement temporaire. Patience.
2- Les escarres
Perte de substance cutanée et sous-cutanée, interminables, ne
cicatrisant pas, et entraînant des infections osseuses très ennuyeuses,
les escarres sont un élément important à partir d’un certain âge.
Le traitement curatif, soins locaux infirmiers, et la chirurgie peuvent
permettre une guérison, mais les échecs sont nombreux.
Il faut rechercher les causes et les traiter.
Le mieux est une
politique de prévention, de loin. Conseils d’hygiène, élimination
préventive des appuis normaux (pieds, périnée) au besoin chirurgicale.
(voir le service
national de conseils et d’aide à l’incontinence de l’ASBH (http://www.incontinence-asbh.com)
3- L’obésité
Elle est fréquente
pour les enfants ayant des paralysies importantes. Il y a là deux
facteurs:
- l’alimentation
“normale” n’est plus de mise dès lors que l’enfant a peu d’activités
musculaires. Il faut le restreindre, sans excès, très tôt dans
l’enfance.
- plus tard,
l’enfant éprouve un plaisir à s’alimenter. Il est facile de le
comprendre.
Toutefois, ce
problème d’obésité mériterait d’être mieux traité. Une ration calorique
- avis spécialisé - peut être calculée, sans que pour autant l’enfant ne
soit réellement privé.
4- La lassitude à
terme
Il est sur que l’âge
“adulte” approchant, nombre de malades sont perdus de vue. Ils ont subi,
c’est certain, souvent de multiples traitements et deviennent
extrêmement réticents pour revoir une “blouse blanche”.
Cette question peut
aussi se poser plus tôt, du fait du milieu familial.
C’est compréhensible
mais pas nécessairement raisonnable. Une opération faite à temps à l’âge
adulte peut, peut être, éviter deux ans plus tard une amputation pour
des troubles trophiques.
Conclusions
Les problèmes
orthopédiques de l’enfant ayant un spina bifida avec myéloméningocèle
sont souvent lourds et difficiles à traiter.
Mais il ne faudrait
pas oublier qu’il y a 20 à 30 années encore, nombre d’enfants étaient
voués à une vie au lit permanente.
Un enfant et une
famille seront soumis aux vicissitudes du traitement avec un espoir trop
important au départ, et une déception souvent également trop importante
lorsque l’enfant grandit.
Comment l’enfant ou
le milieu familial pourraient-ils imaginer ce qui serait advenu en
l’absence de traitement ?
Trois points sont
essentiels :
- des espoirs
d’amélioration, et non de guérison, au prix de vicissitudes
- un climat de confiance à consolider
- enfin, et surtout, une intégration des problèmes orthopédiques au sein
des autres problèmes médicaux, et essentiellement en songeant à la
formation scolaire et éventuellement professionnelle.
DEVIATIONS DE LA
COLONNE VERTEBRALE
La
plupart des personnes atteintes de spina bifida sont victimes de
déformations de la colonne vertébrale liées à la lésion médullaire et
donc aux déficits musculaires.
1/ La cyphose lombaire
C'est une courbure à concavité antérieure, située dans le
plan sagittal. C'est une déformation grave de la colonne lombaire,
heureusement rare, habituellement congénitale et liée à des
malformations associées des vertèbres. Cette cyphose est souvent
angulaire et s'accompagne vite d'escarre à son sommet. Les autres
conséquences sont l'effondrement du tronc avec le thorax qui vient au
contact du bassin et la compression des viscères abdominaux.
2/ L'hyperlordose lombaire
Simple accentuation de la lordose lombaire physiologique,
l'hyperlordose peut devenir gênante lorsqu'elle est importante surtout
pour la station assise et la marche. Elle va de pair habituellement avec
un flexum de hanche. Elle est souvent associée à une scoliose lombaire.
3/ La scoliose
La
scoliose est une déformation tridimensionnelle de la colonne et associe
une inflexion latérale, une rotation axiale et un certain degré de
lordose. Son siège est variable : scoliose dorsale, scoliose dorso
lombaire beaucoup plus fréquente, scoliose à double courbure dorsale et
lombaire. La plus fréquente est la lordo scoliose dorso lombaire avec
bassin oblique.
La cause exacte de la scoliose n'est pas connue mais les
paralysies asymétriques du tronc en sont vraisemblablement responsables.
La scoliose démarre dans l'enfance à une période variable d'un enfant à
l'autre mais volontiers vers 10 à 12 ans et l'aggravation est souvent
très rapide pendant la période pubertaire.

A partir du niveau vertébral L5 le risque de scoliose
devient très important. On y rencontre cette déformation environ 2 fois
sur 3.
Il s'agit d'une déformation de la colonne vertébrale avec
2 composantes :
Une composante
d'inflexion latérale qui peut avoir plusieurs aspects :

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Scoliose dorsale |
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Scoliose lombaire |
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Scoliose
dorsolombaire |
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Scoliose à double
courbure : lombaire droite,
dorsale gauche |
Dans certains cas, l'inclinaison de la scoliose démarre à
partir d'un bassin oblique.
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scoliose lombaire |
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scoliose oblique |
Une composante de rotation : les corps vertébraux
font une rotation les uns sur les autres.
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Apophyse épineuse |
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Apophyse épineuse |

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Rachis normal
(vu de dos) |
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Scoliose
(avec torsion des corps vertébraux) |
Cette rotation des vertèbres est elle-même à l'origine
d'une anomalie du thorax qui devient protubérant du côté où les corps
vertébraux se sont tournés. Cette protubérance vient des côtes qui sont
liées aux vertèbres au niveau des apophyses transverses.

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Apophyse transverse -
Côte |
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Gibbosité |
En tournant, la vertèbre entraîne la côte vers l'arrière.
Ce relief anormal s'appelle la gibbosité (du latin
Gibbus qui signifie "bosse").
L'évolution de la scoliose se fait presque
constamment vers l'aggravation. Cette aggravation est variable
dans le temps.
On observe généralement 3 vitesses successives :
- avant la puberté : la scoliose évolue à vitesse
moyenne qui peut varier de 1 à quelques degrés par an ;
- de la puberté à la fin de la croissance : la
scoliose évolue à grande vitesse : 2, 3 à 4 fois plus vite qu'à la
première période ;
- à l'âge adulte : la scoliose est presque
stabilisée et n'évolue que très lentement : en général pas plus d'un
degré par an.
4/ Le bassin oblique
C'est une bascule latérale fixée du bassin par rapport à
l'axe longitudinal du cors, debout, couché ou en position assise.
Dans certains cas, la forme même des os du bassin est
normale : c'est donc une mauvaise position du bassin qui sera
relativement facile à corriger.
Dans d'autres cas, l'architecture du bassin est déformée,
le bassin est comme vrillé. Ces formes se rencontrent surtout à
l'adolescence et sont plus délicates à traiter.
Selon la cause, on distingue des bassins obliques
d'origine basse (rétraction asymétrique des adducteurs et des
abducteurs), d'origine haute (paralysies et rétractions unilatérales des
muscles abdominaux latéraux) et d'origine mixte.
Les problèmes du bassin oblique sont : la gêne dans la
station assise avec appui préférentiel sur ischion et possibilité
d'escarre, l'aggravation de la scoliose sus jacente et des attitudes
vicieuses sous jacentes des hanches.
5/ Le retentissement sur le reste du corps
A partir de ce niveau L5, presque toutes les déformations
sont une conséquence directe des déficits musculaires à savoir :
- le flexum des genoux,
- le flexum des hanches,
- et la lordose lombaire.
6/ Syringomyélie et scoliose
A la présence d'une scoliose chez l'enfant atteint de
spina bifida, on observe souvent une syringomyélie associée. La plupart
de ces scolioses sont évolutives.
Sources : Guide des problèmes orthopédiques -
Rééducation 1 et 2.
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